Chaque année, à la fin de l’été, les routes canadiennes connaissent une transformation notable. Les enfants retournent à l’école et la circulation estivale fait place à des zones scolaires achalandées, où les parents déposent leurs enfants, les autobus effectuent de nombreux arrêts, les brigadiers scolaires dirigent les usagers de la route aux intersections très fréquentées et des milliers d’élèves se rendent à l’école à pied ou à vélo.
L’automne est donc une période particulièrement exigeante pour les automobilistes et nécessite une vigilance renouvelée. Même un bref moment d’imprudence, comme jeter un coup d’œil à son téléphone cellulaire ou dépasser la limite de vitesse dans une zone scolaire, peut avoir des conséquences catastrophiques.
De plus, n’oublions pas que le comportement des enfants peut être imprévisible. Lorsqu’ils traversent la rue, ils sont souvent distraits ou occupés à discuter avec leurs amis. Il peut arriver qu’un enfant descende soudainement du trottoir ou surgisse entre des véhicules stationnés pour traverser la rue, l’exposant directement à la trajectoire d’un automobiliste. « Il est essentiel que les zones scolaires soient des endroits sécuritaires pour les élèves, affirme Neal Fowler, chef par intérim du Service de police de Saint John. Bien que la sécurité soit l’affaire de tous, ce sont les automobilistes qui ont le plus grand pouvoir de prévenir les collisions. »
La sécurité dans les zones scolaires : les erreurs courantes à éviter
En 2026, le Service de police de Saint John a lancé un programme de sécurité dans les zones scolaires visant à favoriser l’arrivée sécuritaire des élèves, qu’ils se rendent à l’école à pied, à vélo ou en voiture. Le programme rappelle les lois de la circulation et les mesures de contrôle routier en vigueur qui visent à réduire les risques aux abords des écoles et à améliorer la sécurité des élèves.
Il se poursuivra tout au long de l’année scolaire qui s’amorce.
À Saint John, la limite de vitesse dans les zones scolaires est généralement fixée à 30 km/h. De plus, des panneaux numériques indiquent aux automobilistes leur vitesse à l’approche de ces zones. La limite réduite est en vigueur de 7 h 30 à 16 h les jours de classe, et les dépassements sont interdits.
« Nous voyons des automobilistes conduire dans une zone scolaire comme s’il s’agissait d’une route ordinaire, explique l’agente Megan Lui du Service de police de Vancouver. Certains continuent de circuler à la vitesse qu’ils adopteraient ailleurs plutôt que de ralentir pour respecter la limite affichée de 30 km/h. »
« Dans bien des cas, ils ne dépassent la limite que de quelques kilomètres à l’heure. Pourtant, même une légère variation de la vitesse peut réduire considérablement le temps de réaction et accroître la distance de freinage. Il est important de se rappeler que la limite imposée dans les zones scolaires est là pour protéger les enfants. »
En plus des excès de vitesse, la distraction au volant et le défaut de céder le passage aux piétons figurent parmi les principales préoccupations au début de l’année scolaire, selon Sheyda Saneinejad, gestionnaire de la stratégie Vision Zéro de la Ville de Toronto.
Le Plan de sécurité routière Vision Zéro est un plan d’action mis en œuvre par la Ville afin de réduire le nombre de blessures graves et de décès liés à la circulation dans les rues de Toronto. Il accorde la priorité à la sécurité des usagers de la route les plus vulnérables, y compris les élèves. Parmi les mesures prévues figurent l’aménagement d’un plus grand nombre de zones scolaires, l’ajout de brigadiers scolaires, la réduction des limites de vitesse et une surveillance policière accrue.
« Dans la mise en place de la routine en vue de la nouvelle année scolaire, envisagez, dans la mesure du possible, d’accompagner votre enfant à l’école à pied plutôt que de prendre la voiture; si ce n’est déjà votre habitude. Cela contribuera à réduire la circulation automobile et donc à renforcer la sécurité autour des écoles. »
Par ailleurs, selon Paul Qureshi, inspecteur aux Services de la circulation du Service de police de Toronto, les automobilistes omettent souvent de s’immobiliser dans les deux directions lorsqu’un autobus scolaire s’arrête pour faire monter ou descendre des élèves, comme l’exige la loi. Il ajoute qu’un trop grand nombre d’entre eux ne s’adaptent pas à l’augmentation de la circulation sous toutes ses formes à cette période de l’année et ne cèdent pas le passage aux piétons, aux cyclistes et aux personnes qui utilisent une aide à la mobilité. Les automobilistes doivent notamment demeurer vigilants à proximité des autobus et rester à l’affût dans l’éventualité d’un arrêt. Le panneau d’arrêt sera alors déployé et les feux rouges clignoteront. Cela indiquera aux conducteurs qu’ils doivent s’immobiliser, car des enfants s’apprêtent à monter ou à descendre de l’autobus.
Les parents, qui composent bien souvent avec des matinées chargées, ont tout intérêt à planifier leurs déplacements et prévoir suffisamment de temps, ajoute-t-il.
« Éliminez les distractions avant de prendre le volant et rappelez-vous que les quelques secondes gagnées ne valent jamais la peine de compromettre la sécurité, souligne Sheyda Saneinejad. Ralentissez, surveillez la présence d’enfants qui se déplacent à pied, en trottinette ou à vélo, et attendez-vous à l’inattendu aux abords des écoles. »
La sécurité routière à la rentrée scolaire est une responsabilité partagée
Selon Paul Qureshi, de nombreux automobilistes entretiennent des idées fausses au sujet de la conduite sécuritaire aux abords des écoles et celles-ci doivent être corrigées. Voici quelques-unes des plus répandues :
- Les enfants se souviendront des règles de sécurité routière après les vacances d’été.
- Les zones scolaires ne sont achalandées qu’aux heures d’arrivée et de départ des élèves.
- S’il n’y a aucun enfant en vue, on peut dépasser légèrement la limite de vitesse sans danger.
- La présence de brigadiers scolaires garantit que tout le monde traversera la rue en toute sécurité.
Les automobilistes doivent maintenir une distance sécuritaire avec les piétons, les cyclistes et les autobus scolaires immobilisés, puisque les conditions de circulation peuvent changer rapidement en fonction des feux de circulation à proximité et du mouvement des autres usagers de la route.
Il est conseillé aux parents, particulièrement ceux de jeunes enfants, de revoir la pratique des règles de sécurité pédestre avec leurs enfants avant la rentrée scolaire. Ils peuvent notamment s’assurer de leur capacité à reconnaître les panneaux de signalisation et à regarder des deux côtés avant de traverser la rue.
« À l’occasion de la rentrée scolaire, nous rappelons à tous que la sécurité routière est une responsabilité partagée, affirme Paul Qureshi. Comme nos routes accueillent un nombre en croissance de piétons, de cyclistes, d’autobus scolaires et d’autres usagers vulnérables, chacun doit faire sa part pour contribuer à la sécurité de nos communautés. Les automobilistes, en particulier, ont une responsabilité accrue : ils doivent respecter le Code de la route, demeurer vigilants, observer les limites de vitesse affichées et faire preuve de patience dans les zones scolaires et aux abords de celles-ci.
« Quelques instants de prudence supplémentaires peuvent faire une grande différence dans la protection des personnes les plus vulnérables. »
Avis de non-responsabilité : Ces renseignements sont fournis uniquement pour votre commodité, et ils ne doivent pas être interprétés comme des conseils juridiques ou des conseils en matière d’assurance.









